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Puy-en-Velay, Valence, Canton, Lyon Le Sun Trip Tour, à la force des pédales et du soleil

Le Sun Trip Tour c’est l’histoire d’une passion devenue une aventure humaine, sportive et technologique. Celle de Florian Bailly, le fondateur du projet, qui pris la route pour pédaler jusqu’au Japon. Depuis, le STT organise des courses en vélos solaires électriques. Le parcours est libre et les participants choisissent eux même leur itinéraire ! Les prochains départs ? L’Auvergne en juillet 2019 et direction la Chine en 2020 !

C’est en pédalant en solitaire en 2010 entre la France et le Japon que Florian trouve l’inspiration pour créer le Sun Trip Tour, « une sorte de Vendée globe sur terre et avec des vélos » explique Angélique, cheffe de mission chargée du développement du projet en Chine. « La combinaison vélo électrique - énergie solaire peut sembler évidente, mais il demeure important de se rappeler qu’en 2010 la petite reine électrique et solaire s’apparentait encore à un projet un peu fou en France, on n’en trouvait pas dans le commerce ».

De la Savoie au Kazakhstan en deux-roues innovants

La première course est organisée en 2013. Le parcours proposé aux cyclistes relie la Savoie et Astana, la capitale du Kazakhstan, soit 8 000 km. Les trente trippers, noms donnés aux participants qui ont pour la plupart eux-mêmes construits leurs engins, évoluent sans assistance, en totale liberté sur les routes du monde. Le but étant de rejoindre Astana à la seule force des mollets et du soleil.

Une règle d’or concerne le vélo : ce dernier doit être électrique et alimenté par l’énergie solaire. « Sur la ligne de départ s’alignent toute forme d’engins, des vélos plats, des biclous avec une remorque chargée d’un panneau solaire » se souvient Angélique, amusée. Entretenir son bolide loin d’un garage fait partie intégrante du voyage.

Le règlement qui limite la surface des panneaux électriques ou la puissance du moteur n’est pas là pour brider les participants. « Nous ne voulons pas limiter, nous souhaitons créer une base commune, le but ne consiste pas de transformer son vélo en moto, il faut que ça reste un vélo ! ».

Valence ou Canton, chacun sa course

Parce qu’il n’y a pas que des sentiers kazakhs dans la vie, le STT propose diverses courses, notamment en France. Le prochain départ est prévu en juillet 2019, en Auvergne, du Puy-en-Velay jusqu’à Valence en passant par les monts d’Auvergne et les Alpes. « L’objectif est de parcourir 1200 km en 15 jours avec des dénivelées positives qui pourraient dépasser les 35.000 mètres pour les plus audacieux. Ce trip miniature offre une occasion de découvrir notre pays en parcourant des distances longues avec l’aide des vélos électriques ».

Après un premier parcours Lyon - Guangzhou (Canton, Chine) en 2018, le Sun Trip retrouvera cet itinéraire en 2020. En d’autres mots il s’agit d’une traversée intégrale de l’Eurasie, sur les nouveaux chemins de la soie en 100 jours !

« Les coureurs vont devoir traverser la Chine en passant du désert de Gobi aux plaines inondées pendant la mousson » détaille Angélique. Les organisateurs proposent des villes portes où l’étape est obligatoire, mais chaque cycliste reste libre de définir sa route.  Un challenge loin d’être facile à relever dans des zones reculées où l’on ne parle ni la langue et où l’on ne comprend pas les panneaux !

Entre technologie, aventure et slow-tourisme

Le coureur le plus rapide a rallié la France à la Chine en quarante-trois jours, le STT n’en reste pas moins une ode à la lenteur. « On peut aller loin dans la technologie et le dépassement de soi, mais on peut prendre son temps pour découvrir les contrées traversées et leurs habitants » explique Angélique. Alors que le plus jeune tripper Jack a juste 20 ans, la doyenne a fêté ses 70 ans le jour de son arrivée à la frontière kazakhe ! Pour les organisateurs il est question de rendre l’aventure accessible à tous. Mais au fait, que gagne le vainqueur ? « Il n’y a rien à gagner, si ce n’est le plaisir d’avoir traversé une partie du globe à la force des pieds…  et du soleil avec une empreinte carbone très limitée ».

ARTICLE ÉCRIT PAR :
Rédactrice Voyage / Photographe le
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