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Les Carnets de la revue Bouts du monde - Groenland Entre les icebergs

Il y a des icebergs qui brillent au fond des yeux de Nicolas Roux qui, dans la fraîcheur du mois d’août, a embarqué sur le Rembrandt Van Rijn, un trois mâts hollandais qui naviguait vers les icebergs de la baie de Disko en Groenland.

UN RÉCIT DE VOYAGE DE NICOLAS ROUX À DÉCOUVRIR AVEC D’AUTRES CARNETS DE VOYAGE DÉPAYSANTS DU NUMERO 29 DE LA REVUE BOUTS DU MONDE EN VENTE ICI

 

 

15 août. Nous quittons l’aéroport local pour nous rendre au port maritime où nous attend le Rembrandt Van Rijn

L’émotion est palpable devant la magnifique silhouette de ce trois mâts hollandais qui à lui seul semble déjà un voyage. Nous embarquons, les yeux ébahis et fascinés par les mille gréements à découvrir à bord. On en oublierait presque le but de notre voyage : les icebergs de la baie de Disko. Première traversée, direction Ilulisaat et son glacier géant. La nuit est courte. 6 heures du matin, j’enfile mon coupe-vent et monte sur le pont…

Le spectacle est grandiose, la glace à perte de vue, magique, hypnotisante ! Ici les grasses matinées ne sont pas au programme. Dés les premières lueurs du jour, l’ivresse de la glace vous propulse sur le pont du navire pour y découvrir chaque matin de nouveaux horizons… Une semaine durant, ces paysages du bout du monde vont sans cesse nous étonner, tel un décor de théâtre aux dessins aléatoires qui défile sans fin sous nos yeux émerveillés.

L’artifice de nos vies urbaines modernes nous a définitivement éloigné de cette nature à l’état brut. Ce face à face si puissant nous prend aux tripes, sans doute le choc de pouvoir contempler la force de ces éléments originels. La magie des latitudes arctiques a opéré.

18 août. Escale au village de Samaqqaq

Magique, sûrement la plus belle découverte de notre voyage. Journée bénie dont chaque instant restera à jamais gravé dans nos mémoires… A 7 heures, le Rembrandt Van Rijn approche de la côte sur une mer calme et limpide. Le petit village aux maisons multicolores apparaît au loin sous une bande de brume protectrice.

Sur le pont du bateau, la lumière est spectaculaire. Face à la silhouette de l’île de Disko, une myriade d’icebergs de toutes tailles émerge du brouillard en suspension. Contours incertains, formes irréelles aux reflets argentés, je ne sais plus où pointer mon appareil photo, tout est grandiose. Clichés merveilleux à 360°. Il nous faut à tout prix débarquer.

Nous sautons dans le zodiac qui nous emmène jusqu’au ponton artisanal de Saqqaq. La journée s’annonce exceptionnelle. Absorber tant de beauté d’un seul coup est souvent difficile, on aimerait rester, s’imprégner, profiter et savourer ces moments de plénitude. Notre voyage ne le permet pas, il faut l’accepter. Nous gravissons une colline adossée au village pour prendre de la hauteur et y découvrir un panorama à couper le souffle. Vision du bout du monde, l’immensité de la baie de Disko s’étend devant nous dans un calme salvateur

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ARTICLE ÉCRIT PAR :
Nicolas Roux le
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