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« Pendant ce temps, à Budapest... » Résistance culturelle dans la "Hongrie d'Orbán"

Il faut seulement deux heures de vol pour rejoindre Budapest (prononcer « Boudapecht »), capitale de la Hongrie, depuis Paris. Une découverte permise par le cadre privilégié d’un voyage d’étude, organisé de main de maître par un groupe d’étudiantes du Master « Développement Culturel et Valorisation des Patrimoines », de l’Université de Cergy-Pontoise. Loin d’une simple visite touristique, ce séjour devait nous permettre de comprendre les enjeux culturels et patrimoniaux de Budapest dans le contexte actuel hongrois.

Un objectif ambitieux en peu de temps – seulement cinq jours sur place – mais rendu possible par un programme-marathon de visites et de rencontres avec des acteurs-clés : institutions nationales et universitaires, associations et organisations communautaires.

Sur les traces de l’histoire hongroise

Dès l’arrivée, sous le prétexte d’un jeu de piste dans le centre-ville, on commence à percevoir des bribes de l’histoire de ce pays. Le patrimoine architectural de Budapest est d’une grande richesse. On est tout d’abord subjugués par l’éclectisme et le faste des bâtiments du quartier Lipótváros, offrant de somptueuses façades art déco et néo-renaissance, qui raviront les amateurs d’architecture.

La densité des sites remarquables dans le périmètre – dont une partie est classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO – donne le vertige : du château médiéval baroque situé sur les collines de Buda, en passant par l’imposant parlement néo-gothique, la colline de Gellért et sa citadelle, la basilique Saint-Etienne, l’Eglise Matthias ou encore la grande Synagogue. La Ville, traversée par le large Danube et ses emblématiques ponts, est sublime.


Nous nous trouvons bien dans la capitale de l’ancien Empire austro-hongrois qui connaît son essor entre 1867 et 1918, date de sa dislocation, officialisée deux ans plus tard par le traité du Trianon. La Hongrie que l’on connaît aujourd’hui a alors été amputée de deux tiers de son territoire.

Ce traumatisme historique permet de comprendre certaines facettes de l’actuel discours politique national hongrois : il s’agit, pour le gouvernement ultraconservateur, de retrouver la grandeur de l’Empire perdu, en construisant et en diffusant un discours nationaliste idéalisé, basé sur la « fierté retrouvée ».

Ce discours s’adresse notamment au tiers de la population passée depuis lors sous « domination étrangère », lequel a le droit de vote en Hongrie et constitue une part non négligeable de l’électorat de Victor Orbán, Premier ministre hongrois. Cette démarche n’est pas anecdotique. Nous y reviendrons. Tout cela se passe à deux heures de Paris.

De nombreuses statues de grandes figures nationales et internationales sont disséminées dans le quartier. Parmi elles, on tombe avec surprisesur celle de Ronald Reagan, édifiée en 2011 sur la place Szabadság comme un geste de gratitude envers « l’homme qui a vaincu le communisme ». L’ancien Président-acteur, qui n’a pourtant jamais mis les pieds à Budapest, fait paradoxalement face à l’ultra protégée Ambassade des Etats-Unis… et au monument hommage à l’Armée rouge. Une anecdote introductive idéale pour appréhender progressivement la complexe histoire de ce pays.

Étape suivante : le Memento Park ou « cimetière des statues », véritable musée de plein air situé en périphérie de la Ville où ont été rapatriés, en 1993, les vestiges de la période communiste hongroise. On y trouve pêle-mêle, dans une scénographie insolite, des statues monumentales des grandes figures du communisme et des soldats de l’armée rouge soviétique lesquelles, contrairement au phénomène observé dans de nombreux pays de l’Est et d’Europe Centrale, n’ont pas été détruites, mais plutôt effacées du centre-Ville - voir à ce sujet l’article de d’Anne-Marie Losozcny, "Du parc des statues au Memento Parc à Budapest".

Géré par une association, ce parc permet de comprendre les spécificités du « Goulash communism », le communisme à la Hongroise. On peut notamment y téléphoner à Staline, Lénine, Mao ou encore Che Guevarra et écouter certains de leurs discours en appelant la « hot line communiste », appréhender, en vidéo, les méthodes des services secrets hongrois, ou encore se faire photographier dans une vieille Trabant, la « voiture du peuple », produite en Allemagne de l’Est pendant la guerre froide.

Cette visite invite à une réflexion sur l’idée première du communisme et sur « ce qu’ils en ont fait ». Le discours d’Ákos Eleőd, l’architecte hongrois ayant conçu ce musée, est relayé par Zoltán Lengyel, formidable guide au français impeccable, qui a animé cette visite : « seule la démocratie peut nous donner la possibilité de réfléchir librement sur la dictature ». La visite s’achève sur un grand mur, choix scénographique des plus explicites.

Déambuler dans le Memento Park permet également d’identifier une étonnante résonnance entre l’époque communiste et la Hongrie d’aujourd’hui, celle de la question stratégique de l’information. Près de trente ans après la chute du mur, dans la Hongrie de Victor Orbán, les médias, publics comme privés, ont perdu toute trace d’indépendance.

Sous la houlette de l’Autorité Nationale des Médias et de la Communication créée en 2010, la majeure partie d’entre eux relaie le discours propagandiste de l’Etat, exacerbant notamment la prétendue menace que constituerait l’arrivée en Europe des réfugiés de Syrie et d’ailleurs.

La Hongrie, qui leur a explicitement fermé ses frontières et en a fait un véritable crédo politique, serait le « dernier rempart » contre l’islamisation de l’Europe. Cette idée transpire dans les discours et les affichages publics qui sont de mise en cette période d’élections parlementaires. On peut notamment y découvrir, dans une surenchère xénophobe, une mise en scène des leaders des partis d’opposition aux côtés du milliardaire Georges Soros, posant avec des pinces-monseigneurs devant un mur de barbelés, supposé protéger la Hongrie de l’invasion. Le message est clair : ne vous trompez pas de bulletin de vote, ou une déferlante de migrants viendra définitivement mettre à mal l’identité nationale Hongroise.


Un discours familier : Marine Le Pen ne défendait-elle pas le Premier ministre autorisant les forces de l’ordre à tirer sur les migrants à la frontière Serbo-hongroise ? « Le réservoir est inépuisable de ceux qui vont vouloir venir […] Monsieur Orbán est le seul qui mette véritablement en œuvre Schengen en protégeant les frontières de l’Union Européenne et on le lui reproche de le faire ! » (Interview de Marine Lepen par Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV).

D’aucuns nous rappellent la proximité idéologique du dirigeant hongrois avec la Députée européenne française et nous alertent sur le danger et la rapidité avec lesquels un régime démocratique peut doucement glisser vers le pire. Le parallèle avec certaines réalités de la politique française est glaçant. Et tout cela se passe à deux heures de Paris.

La Hongrie et la Commission Européenne : petits arrangements entre « amis »

Le discours nationaliste et la revendication identitaire vont de pair avec une critique virulente de l’Union européenne, dont le drapeau étoilé flottant sur le Parlement Hongrois a été ôté et remplacé par le drapeau sicule, ancienne région hongroise ayant intégré la Roumanie en 1918 et revendiquant l’autonomie. La force des symboles.

Autre symbole également : la couronne royale de l’empire Austro-Hongrois, qui figure sur le drapeau, a été réintroduite au sein même du Parlement, à quelques pas de la constitution hongroise, amendée à quatre reprises depuis l’arrivée au pouvoir d’Orbán. Un amalgame détonnant, qui interroge le visiteur que nous sommes quant aux ambitions et à la nature réelle de cette République Parlementaire. 

Le rapport ambigu entre le gouvernement Orbán et la Commission européenne soulève de nombreuses questions. La Hongrie a intégré l’Union en 2004 et l’espace Schengen en 2007. En 2016, selon le site europa.eu, l’Union investissait plus de 4,5 milliards d’euros dans le pays, représentant 4,19% du revenu national brut hongrois. Sur la période de programmation 2014-2020 de l’Union, ce sont près de 34 milliards d’euros qui ont été investis dans le pays. Tout en accusant l’Europe de tous les maux, le gouvernement continue de tirer profit de cette manne financière.

En février 2018, un rapport de l’ONG Transparency International, portant sur les perceptions de la corruption à l’échelle de 178 pays du monde, décernait à la Hongrie le triste titre de second pays le plus corrompu de l’Union, passé de la 20ème à l’avant dernière place, juste devant la Bulgarie. On ne s’interrogera pas longtemps à propos de la mansuétude dont fait preuve la Commission Européenne face au gouvernement hongrois.

Les chiffres des investissements directs étrangers, et principalement européens en Hongrie, notamment dans le secteur automobile, apportent un début de réponse. Treize des trente premiers équipementiers mondiaux, notamment Audi, Mercedes, Suzuki ou Opel, y sont implantés, attirés par les « avantages comparatifs » du pays qui se positionne comme un atelier de production.

En 2017, selon le magazine Challenges, Mercedes a investi un milliard d’euros pour créer un deuxième site de production à Kecskemet, où les coûts salariaux représentent le tiers de ceux de Stuttgart, siège du constructeur allemand. Avec un salaire moyen qui plafonne à 600 euros, « l’attractivité » du pays et de sa main d’œuvre bon marché ne fait aucun doute. Et tout cela se passe à deux heures de Paris.   

Quand la culture résiste

En plein cœur de Budapest, dans sa partie la plus touristique, se joue depuis 2014 la résistance idéologique face aux tentatives gouvernementales de falsification de l’histoire nationale. Un sujet traité par Florence Labruyère dans un article de Libération, « Hongrie : l’histoire national-idéaliste de Viktor Orbán ».

Érigé en 2014, un monument commémorant l’occupation allemande et les victimes du nazisme met en scène l’Archange Gabriel, symbole d’une Hongrie innocente, menacé par un aigle de bronze, représentation du IIIème Reich. Une manière décomplexée d’occulter la collaboration active du gouvernement hongrois avec les Allemands, ayant entraîné la déportation de près d’un demi-million de juifs pendant la seconde guerre mondiale.

En réaction à ce monument des plus controversés, un collectif d’habitants et d’historiens a installé un « contre-mémorial » le long de la place de la liberté. Y sont entreposés, en signe de protestation, bougies, photographies et objets personnels ayant appartenu aux déportés. Cet espace est également un lieu d’expression citoyenne puisque des rassemblements et débats y sont régulièrement organisés.

Une mobilisation citoyenne qui a constitué le fil conducteur de l’ensemble des visites qui ont rythmé notre séjour. À Budapest, les lieux de culture sont souvent également des lieux de résistance. Des rencontres très stimulantes nous ont permis de découvrir l’énergie avec laquelle différents acteurs de la capitale, notamment des acteurs culturels, défendent une autre vision de la Hongrie. Il convient d’en citer quelques-uns ici. 

- Le centre culturel Trafó, situé dans le 9ème arrondissement de la Ville, est un lieu de création et de diffusion, qui propose une programmation exigeante en théâtre et danse contemporains. Il dispose également d’un espace dédié aux expositions d’arts plastiques et d’un bar-restaurant-discothèque où se succèdent de nombreux artistes et groupes hongrois de folk ou de jazz.

Nous avons eu un long débat avec le Directeur artistique de l’équipement, Guyri Szabo, qui a partagé avec nous ses inquiétudes quant à l’avenir du secteur culturel alternatif et son rôle militant face à la montée de l’inquiétant autoritarisme d’Etat. Alors que peu après son entrée en fonction, en 2011, l’icône des droites populistes européennes a réduit la scolarité obligatoire des enfants de 18 à 16 ans et que l’on estime entre 400 000 et 600 000 le nombre de Hongrois ayant quitté le pays ces dernières années pour étudier ou travailler à l’étranger – on compte parmi eux une grande partie de jeunes fuyant le climat étouffant et/ou à la recherche d’un meilleur niveau de vie – on se demande qui ira voir du théâtre contemporain, demain ?

- La Gallery 8 est une fondation œuvrant à la valorisation des cultures et des patrimoines Roms à travers des expositions d’arts plastiques. Elle est située dans le 8ème arrondissement de Budapest, où vit une grande partie de la population Rom de la Ville. La première minorité en Hongrie fait – encore une résonnance avec la France – l’objet de nombreux préjugés et est très largement victime de discriminations. Après la visite d’une exposition d’œuvres de Bari Károly, figure de l’art contemporain hongrois, un ouvrage et une exposition visant à déconstruire les stéréotypes sur les Roms nous ont été présentés par Maria Bogdan, chercheuse et activiste.

- Il existe à Budapest des maisons communautaires autogérées, qui sont à la fois des friches artistiques et culturelles et des lieux de convivialité. Le centre Gólya, coopérative aux activités multiples, est installé dans un ancien restaurant populaire, dernier vestige de l’identité du 8ème arrondissement, en pleine gentrification.

On y est accueilli par Gergő Birtalan, l’un des coopérants, qui nous raconte l’histoire du lieu et répond avec douceur à la salve de questions de nos étudiants. Dans un esprit « débrouille » et « home made », qui n’est pas sans rappeler certains lieux alternatifs franciliens, tels que les Grands voisins ou encore le 6B à Saint-Denis, on y trouve un bar-restaurant coopératif, une garderie de quartier, un espace de répétition, de projection et de concerts, organisé autour d’un très agréable patio central.

- Il faut également citer Aurora, entreprise sociale dont le but est de « relier les programmes culturels, le travail des organisations civiles et militantes et le plaisir dans une communauté ouverte ». Aurora revêt une dimension davantage politique puisque la maison accueille, en sus de ses activités de diffusion artistique et culturelle, le siège de plusieurs associations de défense des droits des minorités Roms, juives ou encore LGBT.

On n’oubliera pas de sitôt le décapant Daniel Mayer, incontournable co-responsable des lieux à la personnalité tout à la fois drôle, combative et attachante. Nous conseillons sans réserve les circuits de tourisme urbain alternatif proposés par ce dernier : indispensables pour sentir Budapest « autrement » (esprits ouverts exigés : cette visite n’a rien de…consensuel).

La créativité et l’intelligence dont font preuve ces personnes forcent le respect. Défense des pratiques artistiques amateurs et émergentes, approches horizontales, démarches éducatives visant à renforcer l’esprit critique des publics, etc. La culture est brandie ici dans sa dimension émancipatrice.

Le contraste avec le discours relayé par les responsables du Théâtre national de Budapest, rencontrés peu avant ces visites, est saisissant. Il semble que les institutions culturelles nationales, à l’instar de nouveaux Instituts de recherche placés sous la tutelle du Cabinet d’Orbán ou du Parlement hongrois, se fassent le relai de récits « permettant à la droite d’assouvir sa soif de légitimité historique » (Florence Labruyère pour Libération). Et tout cela se passe à deux heures de Paris.

Le tourisme thermal et festif : une autre facette de Budapest

Entre deux débats sur les « exigences » démocratiques de l’Union européenne et sur l’improbable avenir commun des pays qui la composent, il s’est également agi pour nous de nous immerger – au sens propre du terme – au cœur de l’une des principales attractivités touristiques de Budapest : ses bains thermaux, héritage de la période Ottomane.

Il existe différentes institutions thermales très réputées dans la capitale, chacune avec ses spécificités et son style architectural. C’est à l’hôtel Gellért, somptueux établissement au style Art Déco, que nous avons goûté au plaisir de ces sources naturelles d’eaux chaudes bienfaisantes. Une succession de bassins aux températures alternant entre 20 et 36 degrés aide, l’espace d’un moment, à oublier l’impérieuse nécessité de la résistance culturelle, pour nous consacrer à la détente.


Le point d’orgue de cette expérience incontournable est sans aucun doute le bassin extérieur, avec un point de vue magnifique sur les hauteurs de la ville. Alors que la nuit tombe et que la température extérieure avoisine les 0°C, les baigneurs, souvent jeunes, discutent et prennent des selfies dans ces bains de soufre fumants. On entend parler pêle-mêle français, italien et espagnol : l’ambiance Erasmus n’est pas très loin. Nous n’avons pas testé les fameux beer bath (bains où l’on peut patauger tout en sirotant une bière). Il nous faudra revenir. Cela aussi, se passe à deux heures de Paris !

Aux côtés du tourisme thermal, les « Ruin pubs » participent également de l’attractivité touristique de Budapest, attirant notamment une frange de la jeunesse européenne branchée. Véritable épicentre de la vie nocturne budapestoise, le 7ème arrondissement est connu pour ces surprenants bars aménagés dans des bâtiments en ruine.

Il faut imaginer un immense alignement d’immeubles abandonnés et sombres, dont seuls les rez-de-chaussée sont animés et tout entiers consacrés à la vie nocturne. Il existe autant d’ambiances que d’établissements, chaque bar a son propre style musical et décoratif (tantôt classieuse, tantôt décalée) et certains d’entre eux communiquent grâce à un ingénieux système de passages à travers des cours intérieures, des souterrains ou des terrasses.

Après minuit, les bars se remplissent de monde et leur bouillonnement constitue un spectacle à part entière. Le Lonely Planet a même élu l’un d’entre eux, le Szimpla Kert, troisième meilleur bar du monde en 2012 ! Que l’on adore ou au contraire que l’on abhorre cette atmosphère encore une fois très érasmusienne, celle-ci ne peut laisser indifférent. A plus forte raison lorsque l’on apprend qu’il s’agit du quartier puis du ghetto juif, d’où ont été déportées des milliers de personnes au cours de la seconde guerre mondiale. Il fallait oser.

On quitte Budapest avec une sensation étrange. Nous sommes définitivement enthousiastes et conquis par la beauté et l’éclat de cette ville (et nous n’avons même pas évoqué la cuisine, les chimney cakes vendus dans la rue, ni la terrible Palinka, qui vaudraient à eux seuls le détour !). Mais nous rentrons également chez nous empreints de gravité.

 Témoins médusés du dangereux glissement de ce pays, nous nous sentons le devoir de partager ce que l’on y a vu, entendu et ressenti. Il nous faudra également redoubler de vigilance. La situation hongroise ne doit pas être un scenario d’anticipation pour la France. Le contexte historique et politique est certes très différent, mais en 2017, l’arrivée du Front National au second tour des élections présidentielles françaises n’a surpris personne. Onze millions de français ont voté pour Marine Le Pen. Cela n’arrive-t-il vraiment qu’aux autres ?

A l’heure d’écrire ces lignes, le Fidesz d’Orbán vient d’être triomphalement réélu pour la troisième fois, avec près de 50 % des voix, lors des élections législatives d’avril 2017. A présent bien réinstallé dans le quotidien, on pense très fort à Zoltán, Maria, Gyuri, Gergő et Daniel, à qui l’on souhaite de trouver le courage et les ressources nécessaires pour continuer à faire vibrer et rayonner leurs lieux et leurs idées. Celles-ci sont plus indispensables que jamais.

 

Crédit photos : Héléna Tataruch

ARTICLE ÉCRIT PAR :
Elise Garcia le
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