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Gavoi, Mamoiada, Orgosolo et Bosa Su Carrasegare en dansant, à la découverte des carnavals sardes

Du Su Carrasegare, le carnaval de Sardaigne célébrant le retour des beaux jours sur l’île après l’hiver, on connaît les masques et les déambulations des foules dans les ruelles étroites des villages, mais on connaît moins le ballu tundu, le balllo logudorese ou encore la danza, quelques une des danses pratiquées pour l’occasion. Alors, on enfile ses plus belles chaussures et on se lance dans la danse !

Angelo, enfant du pays accompagnant les voyageurs dans la découverte de ces traditions, n’a pas le métier le plus désagréable du monde. Ethnomusicologue et anthropologue, ce dernier est aussi professeur de danse avec une appétence particulière pour les danses sardes. Aux côtés de Béatrice, professeure-anthropologue et accompagnatrice culturelle passionnée et spécialiste des traditions musicales et chorégraphique, il propose donc une escapade aux amateurs d’ambiances festives et de danses.

Une immersion au coeur des carnavals de l’île à Gavoi, Mamoiada, Orgosolo et Bosa, des villages où de nombreuses coutumes, danses et musiques, ont su garder leur authenticité. Car la Sardaigne, souvent assiégée mais jamais conquise peut se targuer d’avoir su préserver son patrimoine.

Mamoiada par exemple, est bien connue pour ses chants polyphoniques « le canto a tenore », à quatre voix où la « oche », la voix qui conte de la poésie, se mêle aux tonalités graves du « tenore », le choeur et de la « mesu boche », la demi-voi. Un puissant chant pastoral inscrit depuis 2005 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité !

Su Carrasegare c’est une fête populaire, un festival dont vous êtes l’acteur … et le danseur ! Alors si vous avez envie de travailler votre dillaru, qui se danse en cercle, ou de vous initier au mamoiadina, c’est l’occasion ! Rassurez-vous, les néophytes auront l’occasion de s’améliorer avec des cours de danse d’environ trois heures proposés pendant quatre matinées, et les pratiquants aguerris n’auront qu’à se laisser guider par Angelo.

Le carnaval en dansant

Une fois vos cabrioles et petits pas bien travaillés, les portes du Carnaval de Bosa s’ouvrent à vous. Mais, avant de déambuler, une première étape est incontournable. Il est temps d’arpenter les ruelles pour parcourir les boutiques et dénicher perruques et accoutrements nécessaires à la confection des déguisements. La soirée, qui débute avec le "Sabato delle cantine", le "Samedi des caves à vins" peut enfin commencer. La tradition veut que les habitants se retrouvent dans les caves pour trinquer.

C’est l’occasion de découvrir les vins sardes, le Mandrolisai ou le Moscato di Sorso-Sennori, des produits D.O.C. (denominazione d’origine controllata) récompensés dans le monde entier. Une fois habillé et requinqué, place est faite au carnaval pour une nuit endiablée au son des tambours et des chants dans les rues de Bosa.

En Sardaigne, les lendemains ne déchantent pas alors, direction Mamoiada au coeur des terres où l’on célèbre Mardi Gras. Les costumes typiques des Mamuthones et Issohadores, d’étonnants personnages aux visages couverts d’un épais masque noir et les épaules lourdes de cloches défilent à leur tour dans les rues.

Culture, menhirs et bettile : des pépites à ne pas louper

Après l’effort physique, voici venu le temps du réconfort. Bosa, une charmante petite cité aux façades multicolores située sur la côte ouest offre une excellente base pour arpenter l’île. Si cette dernière a pu conserver un patrimoine et des traditions aussi fortes, c’est en partie grâce au statut de région autonome que lui confère l’Italie. Ainsi, l’autonomie administrative et la protection des particularités linguistiques et culturelles de la seconde plus grande île méditerranéenne est garantie par la constitution italienne.

Profitez-en pour découvrir quelques-unes de ces particularités, ; des découvertes comme celle du site archéologique de Tamuli, un complexe qui plonge le visiteur au XVIIIe siècle av. J.-C. De cette civilisation nuragique apparue en Sardaigne à l’âge du bronze, reste aujourd’hui des tours fortifiées nommées nuraghe et les fameux bettile, des menhirs évoquant la féminité à découvrir de toute urgence.

Infos pratiques : des séjours de huit jours et sept nuits sont proposés par l’agence Sardaigne en liberté pour découvrir au mieux ces festivités
Du 27 février au 6 mars
En petits groupes

Sardaigne en liberté
Email : sardaignenliberte@gmail.com
Tél. : (+39) 328 09 71 517
Tarifs : 900€
ARTICLE ÉCRIT PAR :
Rédactrice Voyage / Photographe le
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