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Disparition Charles Aznavour : hier encore, il avait 20 ans...

C’est dans la nuit de dimanche à lundi que l’artiste de légende, Charles Aznavour, s’en est allé, laissant Français et Arméniens endeuillés dans une peine collective immense. L’artiste était âgé de 94 ans.

Plus de 1200 chansons à son répertoire, le tout en sept langues, plus de 100 millions de disques vendus à travers le monde, une soixantaine de films à son actif car le chanteur était aussi acteur, Charles Aznavour a traversé époques, générations, frontières. Il laisse à la postérité des dizaines de titres aussi magnifiques que "La Bohème", "Emmenez-moi", "Hier encore", "La Mamma", "For Me Formidable", "Et pourtant", "Les Comédiens", "Non je n’ai rien oublié"... 

Charles Aznavour était aussi un homme connu pour ses engagements : génocide arménien, homosexualité, immigration mais aussi écologie, Babel Voyages rend hommage à ce monument de la chanson française en publiant les paroles du titre "La terre meurt", véritable fer de lance pour une remise en question de la mondialisation qui détruit la Terre Mère comme jamais. 

Bon voyage, M. Aznavour...

Les océans sont des poubelles
Les fronts de mer sont souillés
Les Tchernobyl en ribambelles
Voient naître des fœtus mort-nés
Dans cinquante ans, qu’allons nous faire
De ces millions de détritus
Et ces déchets du nucléaire
Dont les pays ne veulent plus?

Sous nos pieds la terre promise,
Patrimoine de nos enfants,
Petit à petit agonise
Et je m’en soucie
Et pourtant les espèces devenues rares
Sont en voie de disparition
Et la laideur chante victoire
Sous le plastique et le béton.

La Terre meurt
L’homme s’en fout
Il vit sa vie
Un point, c’est tout.
Il met à son gré, à son goût,
Le monde sans dessus dessous
La Terre meurt
Où allons-nous ?

Dans la finance et les affaires,
Le pétrole est le maître mot
Il mène à tout
Même à la guerre
Et nul ne s’inquiète de l’eau
Où en sont la flore et la faune?
Et qu’advient-il du firmament
Privé de la couche d’ozone
Gardien de l’environnement?

Sous le ciel, le sol se révolte
Car l’homme trompe la nature
Quand il trafique les récoltes
Il hypothèque son futur.
Sous le soleil, les forêts brûlent
Et l’on gave les champs d’engrais
Dans la boulimie majuscule
Du rendement et du progrès

Il est temps de prendre conscience
Que l’homme ne respecte rien
Il se fiche de l’existence
Des baleines et des dauphins
L’éléphant meurt pour son ivoire
La bête rare pour sa peau
Et dans les grandes marées noires
Le mazout englue les oiseaux

La société consommatrice
Avance impunément ses pions
Tandis que les arbres pourrissent
Dans les villes et leurs environs
La sécheresse se déchaîne
Effaçant tout signe de vie
Et certaines races humaines
Crèvent d’abandon et d’oubli

La Terre meurt
Réveillons-nous !

ARTICLE ÉCRIT PAR :
Fondatrice le
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